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No 51 – Bilinguisme

CHF 20.00

Description

Préface de Christine Beerli, Conseillère aux Etats, présidente de la Fondation «Forum du bilinguisme», Bienne

L’occasion m’a été donnée dernièrement d’assister à une manifestation organisée par le Forum du bilinguisme, l’Union du commerce et de l’industrie, la Chambre économique publique du canton de Berne, et d’y entendre les propos révélateurs de l’économiste François Grin, professeur aux Universités de Genève et de Fribourg. Le professeur François Grin a parlé d’une manière surprenante, captivante et pourtant très réaliste des effets du multilinguisme. Il n’a pas insisté sur la valeur culturelle, ni sur l’enrichissement personnel et humain que ce dernier peut apporter puisqu’il a choisi de parler chiffres. Il nous a appris qu’un Romand sachant bien l’allemand gagnait 25 % de plus que son collègue ayant la même formation et travaillant au même échelon social mais ne disposant d’aucune connaissance dans cette langue. En Suisse alémanique par contre, la différence pour quelqu’un parlant bien le français s’élèverait à 15 %, et à 25 % s’il sait également l’anglais. La science économique l’a prouvé : le niveau de compétence linguistique est en relation directe avec le niveau des revenus. Et la connaissance des langues nationales est rentable, et même davantage rentable en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.

Mais malgré le fait que la valeur marchande du multilinguisme soit un constat objectif, il m’importe de souligner que pour moi, la rencontre humaine et l’enrichissement culturel qu’il implique prévalent. Et l’idée de ne comprendre qu’une seule langue m’attriste. Ce serait comme si on était coupé du monde et exclu d’une grande partie de la vie qui nous entoure, ce serait comme si on était réduit à vivre à l’étroit. Inimaginable de passer des vacances en Suisse romande ou en France sans pouvoir entrer en contact avec les marchands, les viticulteurs et avec toutes les personnes que l’on peut y croiser ! Faire un voyage aux Etats-Unis sans parler et sans comprendre la langue ne serait guère autre chose que la projection muette d’un film regorgeant de couleurs et de vie. Certes, opter pour sa langue tout en cultivant la langue des autres restera une entreprise prometteuse et marchande. Mais elle sera aussi enrichissante parce qu’elle nous permettra d’approcher un être humain et d’entrer en contact avec lui.

Informations complémentaires

Poids 390 g
Dimensions 17 x 25 x 1.2 cm

Sommaire

CHRISTINE BEERLI Préface
RAPHAËL, 17 ANS, RECONVILIER Préambule
MARINETTE MATTHEY Linguiste, Université de Neuchâtel Langues en contact : conflits ou enrichissement
IMAR WERLEN Professeur, Institut für Sprachwissenschaft UNITOBLER, Berne La plus-value du multilinguisme
JACQUES LEFERT Vivre en bilinguisme
Définitions glanées ici ou là
NATHALIE MULLER Université de Neuchâtel Etre biennois, francophone… et apprendre l’allemand
CLAUDINE BROHY Les définitions du bilinguisme et l’enseignement bilingue en Suisse et à l’étranger
Propos recueillis par CATHERINE FAVRE Petite école de la vie
DETA HADORN-PLANTA Sauter dans les gouilles à Uetigen dans l’Emmental
PIERRE-YVES MOESCHLER Par quels chemins vers quel bilinguisme?
FRANCIS SIEGFRIED Comment le bilinguisme m’est venu
ERIC SANDMEIER Grandeurs et misères du bilinguisme
ANDRÉ JEAN RACINE Les Welsches
AMÉLIE PLUME Brot – Pane – Pain
AMÉLIE PLUME La leçon d’allemand

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