REVUE N° 63
Photographie
     
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  • Sommaire
FRANCIS SIEGFRIED Préambule
CHARLES-HENRI FAVROD, ANCIEN DIRECTEUR DU MUSÉE DE L\'ELYSÉE À LAUSANNE Une communauté jurassienne
FRANCIS SIEGFRIED Les journées photographiques de Bienne
FRANCIS SIEGFRIED Le Photoforum PasquArt
JEAN-PIERRE BECHTEL ET PIERRE-EDOUARD HEFTI PRÉSIDENT ET SECRÉTAIRE DE LA COMMISSION MUNICIPALE DES BEAUX-ARTS La collection de photographies de la ville de Bienne
FRANCIS SIEGRIED Le Canton de Berne soutient la photographie
ERIC SANDMEIER Un après-midi avec Jean-Claude Wicky et les mineurs de l'Altiplano bolivien
FRANCIS SIEGFRIED Une photographe biennoise à Bruxelles: Stéphanie Friedli
FRANCIS SIEGFRIED Sous le soleil d'Andalousie: Jeanne Chevalier, photographe
Les photographes
Les expositions du Photoforum
©Intervalles
N° 63  Photographie
Titre
Auteur
texte
Préambule
FRANCIS SIEGFRIED
Les responsables de la revue «INTERVALLES» m'ont demandé de réaliser un numéro sur la photographie à Bienne et dans le Jura.
J'ai d'emblée déclaré aux éditeurs que j'allais utiliser mes expériences pour choisir des rubriques qui me sont chères et des photographes dont j'ai, une fois ou l'autre, croisé le chemin. Sans aucune volonté d'exhaustivité aucune. Tous les sujets, tous les photographes n'ont pu être retenus. Il en résulte une publication qui se veut être un coup de projecteur sur une scène sans réelles frontières.
Les entretiens qui suivent nous conduiront de Bruxelles à l'Andalousie, les photographies de la Bolivie au Jura en passant par New York et d'autres capitales. Photographies et textes nous feront découvrir des mondes réels ou imaginaires, ces mondes que seule la photographie est susceptible de générer.
Une communauté jurassienne
CHARLES-HENRI FAVROD, ANCIEN DIRECTEUR DU MUSÉE DE L'ELYSÉE À LAUSANNE
J'ai de la peine à dater mes premiers pèlerinages photographiques jurassiens. Il y eu bien sûr, Bienne et la boîte à images de Francis Siegfried, avant le Photoforum du vieux Pasquart. Mais, auparavant, ce fut l'extraordinaire rassemblement de Saint-Ursanne, sous le signe de Magnum et de Rosellina Burri-Bischof. J'en conserve un souvenir très précis, non pas tant parce que le jeune Raymond Depardon troquait le Sahara contre la forêt jurassienne et découvrait que, si le jurassique est calcaire, l'étymologie Jor est gauloise et signifie «la montagne plantée d'arbres».
Ce paysage, souvent mélancolique, je l'associe aux photographes rencontrés entre Porrentruy et Neuchâtel. Il y a les sapins et les lacs, et l'Areuse et le Doubs, et les cluses et les cols et la route de Pierre-Pertuis, tout ce qui rappelle que ce pays fut d'abord perçu comme un obstacle hostile et qu'il le fallut doter de clairières pour le rendre habitable et moins réfractaire à l'imagination. A ce titre, j'associe toujours à ce décor celtique la barbe de Heini Stucki, hérissée de glace un jour terrible d'hiver qu'il m'entraînait au coeur des tourbières d'Anet.
Mais le Seeland peut être moins redoutable dans le sillage émerveillé de Jeanne Chevalier, avant son choix du soleil andalou et de la Méditerranée toujours recommencée. C'est avec elle aussi que j'ai découvert la vieille ville de Bienne et le vin blanc du Vully. Sans imaginer alors la maison futuriste de Daniel Cartier, rencontré plus tard. Non, j'essaie de remonter le plus haut possible, à l'époque où le contrôleur annonçait les gares de Münster et de Delsberg, ce Moutier de Gérard Luthi et ce Delémont de Georges Basas, sans oublier le Saint-Imier de Xavier Voirol, ni le Jaissbergweg de Bellmund où Tiziana de Silvestro (je pense à son nom et à son prénom) apportait comme un hiastus latin dans la germanité.
Il y eut ainsi beaucoup de visites d'ateliers et de découvertes, avant que l'Elysée modifiât les itinéraires et fît venir à mon bureau lausannois celles et ceux que j'allais voir précédemment. Ce nouveau statut m'a privé des itinéraires, du plaisir des itinéraires. Subsistaient heureusement les vernissages d'expositions, le Photoforum élargi et les Journées photographiques de Bienne. Mais j'ai regretté l'esprit du lieu de vie, le charme de l'accueil, l'imprévu qui ajoutait soudain un tête-à-tête à un autre, des ténèbres du labo à une terrasse propice aux rencontres du hasard.
Les journées photographiques de Bienne
FRANCIS SIEGFRIED
- Monsieur Stefano Stoll que faites-vous actuellement?
- Mon engagement en tant que codirecteur des Journées photographiques de Bienne étant bénévole bien que très exigeant, je travaille pour gagner ma vie depuis janvier 2001 au sein de la direction artistique de l'ex-position nationale. J'y veille à la qualité de l'expérience proposée aux visiteurs de certains projets qui seront dévoilés sur l'arteplage de Neuchâtel.

- Vous avez eu le loisir, avant de prendre place au sein du comité directeur des JOUPH, de pouvoir observer de l'extérieur la manifestation de Bienne. Comment l'avez-vous alors perçue et connaissiez-vous Bienne auparavant?
- Je n'arrive à me rappeler qu'une seule visite à Bienne qui soit antérieure à 1998, année de mon engagement dans le festival. C'était lors d'un de ces inoubliables tours à vélo qu'organisait mon père. J'avais 10 ans ou peut-être moins. Nous longions le pied du Jura pour nous rendre à Bâle en une dizaine de jours. Je garde un merveilleux souvenir de notre passage dans la région des Trois-Lacs. Mais, comme la plupart de mes compatriotes, je pense que j'aurais eu de la peine à situer avec précision la ville de Bienne sur une carte géographique avant d'y venir plus régulièrement. Expo.02 va changer cet état des choses pour la plupart des Helvètes, et c'est certainement là une des qualités majeures de cet énorme événement.

- Quelles ont été vos motivations pour vous investir dans cette aventure des JOUPH?
- Lorsqu'en 1998 Vincent Juillerat, l'un des fondateurs du festival me demande de venir prêter main-forte pour la deuxième édition, ma formation d'historien de l'art n'était qu'à moitié accomplie. Il se trouve que durant tout mon séjour à l'Université j'ai cherché à compléter la dimension théorique distillée par cette institution par de nombreuses expériences pratiques, dans des musées ou dans le cadre de différents projets culturels. Pour ce qui est des Journées photographiques de Bienne, j'étais surtout fasciné par l'idée d'établir les bases d'un événement unique en son genre en Suisse. Tout restait encore à faire. De plus la photographie est un art en pleine expansion, elle est très peu étudiée à l'Université. L'idée d'être un acteur de ce développement dans notre pays était bien évidemment très séduisante. Mettre sur pied un tel festival, lui conférer de l'ampleur tout en lui assurant un rythme de croisière, tisser un réseau international de contacts, gérer un team, opter pour différentes stratégies, trouver du financement, sont autant de domaines d'apprentissage passionnants et de défis que j'avais envie de relever.

- Comment définissez-vous la spécificité des JOUPH?
- Les Journées photographiques de Bienne sont à ma connaissance le seul festival entièrement consacré à la photographie en Suisse. Situé à Bienne, il est à mi-chemin entre la Suisse alémanique et la Suisse romande. Ce statut est très prometteur pour l'avenir vu que l'objectif est d'attirer à Bienne les amateurs de photographie de tout le pays, et de montrer de la photographie de qualité issue de la scène internationale. Les Journées présentent des travaux contemporains qui n'ont pour la plupart jamais été montrés en Suisse.

- Comment choisissez-vous le thème ou les photographes?
- Pour ce qui est du thème «principal» ce n'est pas un problème, car nous avons tous beaucoup plus d'idées qu'il n'y a de temps pour les réaliser. Toutefois nous essayons de tenir compte d'une certaine évolution de nos intérêts et des intérêts de nos visiteurs en mettant l'accent plutôt sur telle ou telle thématique. Nous tenons également compte de certaines actualités. L'année de la mort de Stanley Kubrick (1999), par exemple, nous thématisions les rapports entre cinéma et photographie, tout en présentant une importante exposition des photographies de jeunesse prises par le réalisateur de Barry Lindon. Le choix des photographes est plus complexe. Chaque année le nombre de places est limité, alors que les photographes que nous aimerions montrer sont nombreux. Un premier choix est dicté par le thème principal. Nous nous réservons toutefois des espaces tels que les cartes blanches ou les coups de coeur pour montrer des travaux qui n'ont pas de rapport avec ce thème principal, mais dont nous apprécions particulièrement la poésie. Les photographes sont choisis en fonction de la qualité et de l'originalité de leur démarche, et puis nous aimons les premières suisses... alors ceux qui ont déjà eu des expositions dans les musées suisses passent en seconde position!

- Vous êtes actuellement l'un des deux directeurs des «Journées photographiques de Bienne» qui a réalisé sa 5e édition en 2001. Comment qualifieriez-vous cette 5e édition?
- La cinquième édition des Journées est certainement celle dont l'homogénéité aura été la plus aboutie. La programmation a été d'un très haut niveau, et l'enthousiasme rencontré auprès de nos visiteurs est le meilleur témoin de ce succès. Nous nous accordons à dire, avec mes collègues, que cette édition représente le meilleur de ce que peut livrer une équipe d'organisateurs bénévoles et amateurs. Pour faire mieux, il faut passer en catégorie professionnelle pour emprunter un langage sportif! La professionnalisation de nos structures devient dès lors indispensable, car le niveau de notre festival se doit de progresser sans cesse.
Le Photoforum PasquArt
FRANCIS SIEGFRIED
Octobre 1984: le Photoforum PasquArt est créé à l'initiative de Francis Siegfried dans deux classes d'écoles (dont la salle des maîtres) momentanément inoccupées dans ce qui fut le premier hôpital de la ville de Bienne devenu Progymnase puis dépendance du gymnase de la vue des Alpes. Situation assez insolite: les visiteurs des expositions de photographies côtoyaient les élèves de l'école.
En 1987, le Photoforum doit céder sa place à de nouvelles classes. Il trouve des locaux dans un bâtiment de la Fondation Neuhaus, Faubourg du Lac 56. il y restera quatre ans. En 1991, il réintègre le lieu de sa naissance: le Pasquart, cette fois dans la partie est.
En 1994 le Photoforum lie sa destinée à celle de ses partenaires pour créer la Fondation Centre PasquART. Une nouvelle scène artistique est née à Bienne. Dans les années qui suivent, elle va développer des synergies toujours renouvelées. Un événement marquant va bouleverser le modeste Centre PasquART: le legs Poma. Cet industriel lègue sa fortune pour la création d'un centre d'art contemporain. C'est au bureau d'architecture Diener & Diener de Bâle qu'incombe, sur concours, la réalisation d'une nouvelle construction et la rénovation totale de l'ancien bâtiment.
Janvier 2000: le Photoforum inaugure une vaste exposition consacrée à l'autoportrait dans un Centre PasquART tout neuf.
Eté 2002: le Photoforum PasquArt accueille à Bienne les principales institutions photographiques suisses qui viennent y présenter ce qui les caractérise en propre. Sont présents dans un Centre PasquART entièrement dévolu à la photographie:
Musée de l'Elysée, Lausanne, Médiathèque Valais, Martigny, Fondation suisse pour la photographie Zürich, Fotomuseum Winterthur, Galerie Focale Nyon, Centre de la photographie Genève, Kunstmuseum des Kantons Thurgau, Warth, Berner Stiftung für Fotografie Film & Video Bern, Galleria Gottardo, Lugano, Museo cantonale d'Arte, Lugano, Galleria Cons Arc, Chiasso, Journées photographiques de Bienne.
Que de chemin parcouru pendant ces dix-huit ans! Que d'efforts, de séances de travail, de doutes, d'espoirs pour voir enfin aboutir un rêve: celui de voir réunis sous un même toit: beaux-arts, photographie et cinéma. Oui, le chemin a été long, pénible parfois. Mais le résultat est là: Bienne possède avec le Photoforum PasquArt un espace exclusivement réservé à la photographie qui a su trouver sa place entre les grands pôles de Winterthur et Lausanne. Cette réussite, il la doit en premier lieu à tous ceux, ils furent nombreux, qui ont oeuvré bénévolement pour la réalisation de ce qui n'était au début qu'un rêve un peu fou: faire de Bienne une étape majeure dans la photographie. Ce rêve s'est encore mieux matérialisé avec la mise sur pied des «Journées photographiques de Bienne», auxquelles le Photoforum s'est associé dès 1997.
Tout au long de son existence, le Photoforum a défendu le principe fixé dans ses statuts: «promouvoir la photographie sous toutes ses formes». La photographie est un langage aux multiples idiomes dont chacun a ses richesses propres méritant qu'on les connaisse mieux. Le Photoforum s'est aussi donné pour mission de faire connaître la photographie des créateurs locaux et régionaux. Dans le programme on trouve donc régulièrement trois niveaux: local et régional, national et international. Cette politique permet de conserver et d'accroître l'intérêt pour la photographie du public en général et des photographes en particulier. Grâce à son ouverture vers l'extérieur, le Photoforum a su s'attirer la sympathie d'un public fidèle, public qu'il s'agit de ne pas seulement conserver mais d'étendre.
La collection de photographies de la ville de Bienne
JEAN-PIERRE BECHTEL ET PIERRE-EDOUARD HEFTI PRÉSIDENT ET SECRÉTAIRE DE LA COMMISSION MUNICIPALE DES BEAUX-ARTS
- Depuis quand la ville achète-t-elle systématiquement des oeuvres photographiques?
- La première photographie a été achetée en 1971, la deuxième en 1975.
- Qui décide de l'achat des photographies?
- La Commission municipale des beaux-arts
- Où sont-elles acquises?
- Principalement dans les galeries, au Photoforum PasquArt, parfois chez les photographes.
- Quel est le montant annuel moyen consacré à ces achats?
- Environ 15'000.-
- Suit-on une ligne artistique précise pour définir les achats?
- Non: les achats dépendent de la sensibilité des membres de la commission des beaux-arts. Sont privilégiés les photographes ayant un lien avec Bienne ou la région. D'autres peuvent aussi faire l'objet d'achats en fonction de la valeur intrinsèque de leur oeuvre.
- Les moyens financiers vont-ils être augmentés dans l'avenir pour encore mieux enrichir cette collection?
- La somme consacrée à l'achat de photographies est incluse dans le budget global destiné à l'achat d'oeuvres d'art. Elle peut donc varier en fonction des besoins. Ce montant global est de 90'000.- actuellement. Malgré le souhait de pouvoir l'augmenter, aucune modification n'est prévue à moyen terme.
- Combien la collection compte-t-elle actuellement de photographies?
- Environ 568, plusieurs oeuvres sont constituées de pièces isolées qui forment un ensemble.
- Quelle est leur affectation?
- Les oeuvres sont destinées à être mises à disposition à titre de prêt à:
? des musées, des galeries, des organisateurs d'exposition
? des bureaux de l'administration municipale et des écoles
? des espaces publics biennois
? des entités extérieures à fin d'études
- Existe-t-il un inventaire précis de la collection accessible au public?
- Un inventaire informatisé précis est en cours, env. 95 % des oeuvres sont répertoriées. Cet inventaire n'est pas encore accessible au public, mais il est prévu qu'il le soit prochainement.
- Le public peut-il voir la collection dans des expositions?
- Oui, pour autant que des organisateurs fassent des demandes de prêt. La Commission des beaux-arts expose régulièrement une sélection des achats récents.
Le Canton de Berne soutient la photographie
FRANCIS SIEGRIED
Lorsque l'on parle de photographie dans notre région, il faut aussi penser, comme dans tous les autres domaines artistiques, finances. C'est l'occasion ici de remercier les autorités politiques du canton de Berne par son Office de la culture et sa commission cantonale de photographie, cinéma et vidéo pour leur engagement à soutenir l'art photographique. Sans eux, la scène photographique que nous connaissons dans notre région n'existerait pas.
Les soutiens financiers peuvent prendre différentes formes.

L'office de la culture du canton de Berne accorde:
- des subventions annuelles fixes (Fr. 10'000.- par an)
- des soutiens à des projets uniques
(Fr. 58'132.- en 2000, Fr. 45'000.- en 2001)

- des bourses de travail (Fr. 13'500.- en 2000, Fr. 3'000.- en 2001)
- des soutiens à des publications
(Fr. 12'000.- en 2000, Fr. 14'500.- en 2001)

La commission de photographie cinéma et vidéo décide:
- du prix de photographie du canton de Berne décerné tous les 2 ans (Fr. 30'000.-)
- de la bourse annuelle de photographie (Fr. 10'000.-)
- de la mise à disposition de photographes étrangers de l'appartement pour artistes en ville de Bienne et de la bourse de travail qu'elle accompagne, (Fr. 45'000.-), en alternance avec les autres commissions culturelles.
- des achats de photographies (env. Fr. 15'000.-)

Si l'on considère les années 2000 et 2001 ce sont près de Fr. 300'000.- qui ont été alloués par le canton de Berne à la photographie dans les différentes catégories citées ci-dessus.
Parmi les mesures de soutiens, il faut particulièrement relever la pertinence de la mise à disposition de l'appartement pour artistes en ville de Bienne. Il permet à des artistes étrangers de séjourner 6 mois ou une année dans notre pays sans soucis financiers majeurs. En 2001, Bienne a ainsi accueilli 3 photographes: Andrus Köresaar, Estonie, Gatis Rozenfelds et Tomas Andrijauskas, tous deux de Lettonie.
Pour les photographes suisses, il existe aussi des possibilités de séjours à l'étranger. Le canton de Berne met ainsi à disposition (en alternance avec d'autres commissions culturelles) des ateliers à New York, Le Caire, Prague et Paris. Il se crée ainsi des contacts fructueux entre artistes de différents milieux.
Lorsque l'on regarde les détails des aides financières accordées en 2000 et 2001, on constate que nombreux sont les photographes et institutions de notre région qui ont pu bénéficier d'une aide cantonale.
Un après-midi avec Jean-Claude Wicky et les mineurs de l'Altiplano bolivien
ERIC SANDMEIER
- Jean-Claude Wicky, vous êtes l'homme d'une quête incessante. Elle vous a constamment ramené auprès des mineurs indiens des hauts plateaux andins de Bolivie. Vous les avez rencontrés pour la première fois en 1974. En 1984, vous avez commencé de les photographier. Quinze voyages suivirent, entrecoupés par des retours à Moutier.
- Je suis entré dans la nuit d'une trentaine de mines pour glaner un peu de lumière dans un monde de ténèbres, avoue le photographe prévôtois avec une modestie sans défaut tout en feuilletant la maquette de son livre MINEROS sur le point d'être publié en Espagne, en France et en Allemagne.
- J'espère qu'il sortira avant le 13 avril de cette année, date d'ouverture de mon exposition au Musée jurassien des beaux-arts de Moutier où je présenterai mes travaux groupés sous le même titre que celui du livre.
- En 1998, votre exposition Mineros, inaugurée au Musée national de La Paz a fait le tour de neuf villes du pays. 100'000 visiteurs ont vu vos oeuvres, des plus nantis aux plus humbles mineurs descendus de leurs montagnes. Toute la presse fut unanimement enthousiaste.
«Comment est-ce possible qu'une caméra puisse montrer l'âme de ces hommes?» demandait le journaliste G. A. Crespo du quotidien La Razon du 17 septembre 1998. Un autre dira que votre caméra est une chambre d'échos et un acte de résistance dans une époque d'amnésie collective.
Puis c'est au tour de la Bibliothèque du Congrès à Washington et au très important Smithsonian Institute d'acheter et de publier des choix importants de vos oeuvres dont le retentissement s'explique peut-être par la lente maturation dont elles ont été l'objet.

- Je suis évidemment honoré que mes images figurent au catalogue d'une institution aussi prestigieuse que la Bibliothèque du Congrès, mais je suis plus content encore de savoir que les oubliés d'une histoire douloureuse sont présents dans la capitale américaine.
- Vous êtes bien l'homme d'une quête. A quel moment débute-t-elle?
- A Bâle, alors que j'étais un jeune fonctionnaire des douanes, je remplissais déjà un petit cahier de poèmes. Il s'ouvre sur un «Fais ce que voudras» écrit en grands caractères. Ces mots sont suivis d'une trentaine de textes méticuleusement calligraphiés et entourés d'un rectangle tiré à la règle. Ces poèmes ont mis des ailes à mes rêves. Mal à l'aise dans mon travail, floué par un directeur sportif, je pris la route pour ne plus la quitter. C'était en 1969. J'avais 22 ans. J'étais parti pour six mois. Mon voyage dura plus de cinq ans.
- Nous laissons beaucoup de pays et d'aventures dans l'ombre. Ne retenons qu'une chose dans ce que vous appelez votre école de vie! Vous êtes parti sans caméra et sans aucune connaissance de la photographie. C'est durant votre séjour de vingt-deux mois au Japon que vous éprouvez le besoin de photographier.
- Etait-ce l'effet d'un éloignement prolongé ou du besoin de fixer mes pérégrinations? Je me suis mis à envoyer des diapositives à ma mère et à stocker des images pour les montrer à mes amis. Et c'est plus tard, dans le laboratoire du Club de photographie de Moutier que j'ai appris à réaliser des tirages.
- Tous les critiques soulignent les grandes qualités de vos images. Quand on sait que Moutier peut-être considéré comme un des grands centre de la machine outil de grande précision, pensez-vous avoir hérité des qualités propres aux habitants de la région où vous êtes né?
-Peut-être! C'est vrai qu'ici, on a le goût du travail bien fait et d'une certaine rigueur professionnelle, encore qu'il faille toujours se méfier d'un excès de bien facture qui peut mener, en photographie du moins, à une certaine paralysie formelle. Et puisque nous parlons de forme, j'avoue me méfier de certains termes esthétiques. Je me considère comme un ouvrier de l'image qui aime l'homme et la réalité en les abordant par les tripes d'abord. Suivent le coeur et la tête.
Une photographe biennoise à Bruxelles: Stéphanie Friedli
FRANCIS SIEGFRIED
Grâce à la ville de Bienne et à la Fondation Anderfuhren la photographe a pu séjourner dans un atelier pour artistes à Bruxelles. Nous lui avons demandé ses impressions à la suite de ce séjour.

- Stéphanie Friedli que faites-vous actuellement?
- Je vis à Bruxelles; je partage mon temps entre la réalisation de mes projets photographiques et un travail de régie sur des tournages de fiction et de publicité.
- Vous avez obtenu un atelier pour artistes à Bruxelles. Quelle a été votre démarche pour l'obtenir et sur quelle base avez-vous été choisie?
- J'ai présenté un dossier expliquant quel projet je comptais réaliser à Bruxelles; ce dossier comportait un descriptif du travail ainsi qu'un portfolio d'images récentes.
L'idée était de profiter de l'énergie d'un nouveau lieu, de ses potentiels et de son fluide d'inspiration pour concrétiser une série d'images me tenant à coeur... Un des milieux que j'aime photographier est celui de la scène, du spectacle et de la danse contemporaine en particulier. Bruxelles est une capitale très vivante culturellement. Elle brasse énormément de gens, de tous horizons, artistes de tous bords prêts à s'investir, à collaborer, à «faire». Cette ville devient pour moi une étape nécessaire dans la poursuite de mes travaux dans ce domaine.
Je pense que la motivation absolue avec laquelle je convoitais cet atelier a séduit la commission décisionnelle.
- Quelles ont été vos motivations pour partir de Bienne vers Bruxelles?
- Un besoin de liberté, d'espace plus large; une envie de vivre au rythme d'une capitale, de changement d'air. Se retrouver dans un nouveau contexte, hors des repères habituels réinvente la formule du «tout est possible». En ce moment de mon parcours photographique, j'ai besoin de ce changement pour y plonger vraiment et y évoluer.
- Quelles ont été vos premières impressions en arrivant dans cette ville?
- Ouverture, nonchalance, fourmilière... On aborde Bruxelles facilement, on retrouve vite ses marques, on se repère aisément; elle évolue à un rythme de surface assez tranquille sous lequel on découvre l'énergie du multiculturalisme, mélange de gens qui saute aux yeux dès que l'on débarque à la gare du Midi.
- Combien de temps avez-vous passé dans cet atelier?
- Six mois.
- Avez-vous trouvé rapidement des contacts avec d'autres artistes, d'autres photographes?
- Oui, mais de ce côté là, je ne peux répondre très objectivement: par amis suisses interposés, j'ai rencontré un photographe bruxellois avec lequel j'ai passé beaucoup de temps. De fait, il m'a fait découvrir quelques lieux culturels, dont des milieux photographiques belges, les gens du milieu et les possibilités de collaborations existantes. Un lien en appelant un autre, le reste a suivi.
Les artistes qui travaillent à Bruxelles sont souvent là pour créer des contacts et des projets communs. En outre, j'ai suivi, dès mon arrivée à Bruxelles, des cours de photographie, où des contacts se nouent.
Sous le soleil d'Andalousie: Jeanne Chevalier, photographe
FRANCIS SIEGFRIED
Jeanne Chevalier, photographe biennoise, a choisi l'exil: elle s'est installée en Andalousie. Elle nous raconte ici quelques éléments de son parcours photographique.
- Jeanne Chevalier comment avez-vous découvert la photographie?
- Enfant, je m'arrêtais souvent devant la vitrine de la droguerie Greppin à Moutier pour regarder de petits appareils photos et surtout, je rêvais devant la publicité qui nous montrait ce que l'on pouvait en faire. Et puis, il y avait les expositions de peinture organisées par Max Robert dans l'aula de notre école. Fascinée par ces deux découvertes, j'ai compris que je pouvais me servir de l'une pour parler de l'autre.
- Vous avez fait vos débuts chez Madame Courvoisier, photographe très connue à Bienne pour ses portraits. Comment vous a-t-elle accueillie, vous la débutante?
- Je ne la connaissais absolument pas, mais j'adorais ses photos que j'avais remarquées dans une vitrine de la gare et je voulais à tout prix travailler avec elle. Je suis donc allé la voir et les circonstances ont fait que j'ai eu le privilège de pouvoir faire mon apprentissage dans son atelier.
- Comment se passait une journée dans l'atelier Courvoisier?
- Madame Courvoisier était une personne généreuse. Elle entendait former ses apprentis à tous les nivaux. Toujours présente, elle m'accompagnait dans tous les travaux. Les séances de prises de vue étaient des moments magiques. Je pouvais voir comment les personnes, au moment d'être photographiées changeaient d'expression, transformées par l'aimable attention qu'elle leur accordait. Au laboratoire, nous préparions nos produits chimiques nous-mêmes, presque toutes nos images étaient virées, ce qui représentait un grand travail, exigeant beaucoup de soin et de patience. Malgré des revenus très modestes, elle choisissait toujours les plus beaux papiers, les encadrements qui lui plaisaient et le temps passé sur une photographie n'avait aucune importance... Tous nos appareils que ce soit pour la prise de vue ou le laboratoire, étaient en bois. Quand le travail le permettait, alors que nous étions assises côte à côte pour retoucher par exemple, elle me faisait écouter de la musique, récitait des poèmes, ou me parlait de lectures passionnantes qui la tenaient éveillée jusque très tard dans la nuit. Elle ne fut pas seulement mon maître pour la photographie, elle m'enseigna une manière de vivre.
- Madame Courvoisier a-t-elle eu une influence déterminante sur votre photographie et la manière de percevoir les gens?
- Bien que limité au portrait d'atelier, Madame Courvoisier avait un style de photographie que j'aimais énormément. Je m'en sentais si proche que je tins absolument à être initiée à cette pratique. Aujourd'hui encore, à la grande surprise de mes amis photographes, je continue à virer certaines images comme pour l'exposition du Maroc par exemple. Quant à sa manière de percevoir les gens, elle le faisait avec gentillesse et respect. J'espère en avoir gardé quelque chose.
- Vous avez longtemps eu un atelier dans la vieille ville de Bienne, ruelle du Haut 6. Quelles étaient alors vos activités?
- Merveilleux, le temps passé à la ruelle du Haut. La vie sociale y était vivante. Il y avait l'école de peinture, l'épicerie Samueli, les artisans, l'école de musique, les artistes, les cafés, le grand marché, les théâtres, les habitants et je me souviens qu'il y en avait de très originaux! Tout le monde se connaissait et je me sentais l'artisan-témoin de toute cette vie culturelle et sociale que je ne me lassais pas de photographier.
- Vous êtes l'auteur de cartes postales consacrées justement en majeure partie à cette vieille ville de Bienne que vous avez photographiée en toutes saisons. Que représentait-elle pour vous à ce moment?
- La carte postale est un moyen fabuleux pour transmettre ses photographies. J'aime bien savoir que mes images voyagent, qu'elles sont de petites messagères et des signes de vie accessibles à peu de frais.
- Et maintenant?
- Je continue mon édition de cartes postales ici en Espagne. L'édition est en noir-blanc et les sujets sont tous des paysages et des portraits des habitants de la région.
Les photographes
Georges Basas, *1957 à Genève. Apprentissage de tapissier-décorateur, puis formation de photographe. Membre de la SPSAS. Expositions: Musée jurassien des arts Moutier, Galerie Knöll Bâle, le Trépied Genève, Galerie du Cénacle Delémont, Kornhaus Berne, Kunsthaus Zürich, Musée d'art et d'histoire Genève. 2001: publication de l'ouvrage «Georges Basas: 25 ans de création photographique».

Jacques Bélat, *1952 Delémont. Ecole de photographie Vevey. Bourses fédérales en 1981 et 1983. 1982 Bourse UBS. 1984 Grand Prix Suisse de la Photographie. 1996 Prix de l'Institut jurassien des sciences, arts et lettres. Expositions: Kunsthaus Zürich, Musée d'art et d'histoire Genève, Galerie Küpfer Nidau, Musée d'Ethnographie Neuchâtel, Galerie Focale Nyon, Journées photographiques de Bienne, Galerie FARB Delémont, Galerie ABC La Chaux-de-Fonds. Publications: Façons d'autrefois, Ed. Demaurex Lausanne 1981. Seul en ses terres, Ed. Sté jurassienne d'Emulation 1989. Traces, 109 créateurs jurassiens Ed. SJE et FARB 1996. Leçon de choses, Ed. Sépia Genève. L'Herbier du docteur Butignot, Ed. D'autre part 1998.

Francis Boillat, *1949. Enseignant et formateur en éducation artistique. Chargé de cours au Centre des enseignants secondaires à l'Université de Berne. Collabore aux Journées photographiques de Bienne. Exposition «Feux biennois» au Photoforum PasquArt en 2001.

Daniel Cartier, *1950. Vit et travaille à Bienne. 1968-1969 Adrian High School, Michigan USA, 1975 Kunstgewerbeschule Zürich diplôme fédéral de photographe. 1978-1985, anime la galerie Cartier, rue de la Gare à Bienne. 1977 et 1980, Bourse fédérale des arts appliqués. 1998, Prix Michel Jordi. 1999, bourse de photographie Kulturstiftung Landis & Gyr. Expositions personnelles: 1995, Dallas, Texas USA. 1997, Rachel Harris Gallery, Fort Worth, Texas USA. 1998, CIP Tramelan. 2000, Jalapa Mexique, K-Gallery Bratislava Slovakia, FOTOFO Month of Photography «j a j» & «London L.» 2001 Jalapa Mexico, 2002 espace libre Centre PasquART Bienne.

Valérie Chételat, *1970 à Bienne. Dès 1991 photographe indépendante. Diverses publications et expositions en Suisse et à l'étranger.

Jeanne Chevalier, *1944 Moutier. Vit actuellement à Almeria (E). 3 bourses fédérales, lauréate du Prix culturel de la ville de Bienne. Publications: Lumières d'Egypte (1979), Vivances (1982), See Land (1986), Calas (1989), Campo (1995), Trois histoires marocaines (1998). Nombreuses expositions en Suisse et à l'étranger: Paris: Galerie Esther Wordehoff, Espagne: Galerie Railowski Valencia, Galerie Grafos Arte Almeria, Galerie Caramba Nijar, Galerie Espacio de Los Mundos Bilbao et Vitoria.

Jean-Marc Erard, *1956 La Chaux-de-Fonds. Artisan-photographe à Saint -Imier depuis 1989. Activités dans les domaines: architecture, publicité, reportage et collaborations avec des maisons d'édition. 1987-1992, responsable de la galerie Espace-Noir à Saint-Imier. 1992, lauréat de la bourse de photographie du canton de Berne. 1993-2001, membre de la dite commission. Dès 1992, se consacre à des recherches personnelles sur les anciennes techniques photographiques comme tirage à l'or, au platine et virages. A participé à diverses expositions en Suisse et à l'étranger.

Olivier Evard, Formation de photographe 1981-1985, stages chez des photographes publicitaires. 1990, bureau Cortesi, illustration de livres et magazines. 1995, ouverture de son propre studio. Travaille essentiellement dans le domaine de la photographie publicitaire. Co-fondateur des Journées photographiques de Bienne.

Stéphanie Friedli, *1973, Photographe depuis 1988, Réside actuellement à Bruxelles (B). 1998-1999 Bureau Cortesi. 1999: obtention d'une bourse de travail à Bruxelles, création d'un atelier de travail à Bienne avec Mirei Lehmann et Jutta Bürger. Expositions collectives: 2000 Ouverture Recyclart, Bruxelles (B), 13e Prix National Photographie Ouverte, Charleroi (B), collections permanentes du Musée de la photographie de Charleroi (B), 17e Salon de Mai Fondation Hamesse Bruxelles (B), Photoforum PasquArt Bienne: exposition de Noël 2000 et 2001. En 2001 exposition de la série «Anima» dans le cadre de «30 minutes d'art contemporain» à Bruxelles (B).
Les expositions du Photoforum
PasquArt 1984 - 2002

1984 Peter Gasser, Daniel Cartier, Christoph Grünig. 1985 Christian Bonzon, Dominique Uldry, Albrecht, Leo Kunz, Georg Freuler, Henriette Gindrat, Christian Helmle, Hugo Jeaggi, Christian Lichtenberg, Collection Charles-Henri Favrod, Iren Stehli, Monique Jacot, Peter Schreyer, Marco Paoluzzo, Jeanne Chevalier. 1986 Rolf Neeser, Guy Perrenoud, Hans Danuser, Vladimir Spacek, Adriano Heitmann, Jürg Egli, Gérard Lüthi, François Monnier, Prix de photographie du canton de Berne, Leonardo Bezzola, Heini Stucki, Mario del Curto, Jean-Claude Vieillefond, Bienne 1986-la ville en vie. 1987 Michael von Graffenried, Gérald Minkoff, Hans Baumgartner, Robert Frank, Gertrud Fehr, Autoportrait, Hans Schmid, J.-P. Landenberg, 1988 Olivia Heussler, Philippe Mäder, 6 photographes anglais, Die verbotenen Bilder / Les images interdites, Kurt Blum, Muriel Olesen, Wash-lessive-labeur, Manon, Jean-Philippe Daulte, Christian Vogt, Peter Gasser. 1989 Jean-Paul Rohner, Edy Brunner, Alan Humerose, Werner Bischof, Peter Maurer, Janos Stekovics, Toni Kuhn, Tina Modotti, Daniel Baudraz, Graciela Iturbide, Bienne ta mémoire Plossu / Devin / Minkoff / Olesen. 1990 Prix de photographie du canton de Berne, Peter und Walter Studer, Hans Peter Klauser, Denis Brihat, Daniel Schwarz, Le nu masculin, Evgen Bavcar, Simone Kuhn-Kappeler, Atelier Cuba: G. Perez / R. Grandal, Anita Niesz. 1991 Krystof Pawela, Lynn Butler, Beat Presser, Hiroshi Fujinami / Raymond Voyat, Anne-Marie Grobet, Monique Jacot, Le photomontage, Philippe Pache, Hanspeter Dahinden, Exposition de Noël. 1992 René Mächler, Gitta Gsell, Viktor Marutschenko, Andreas Weidner, Les années 60, Cécile Wick, Iren Stehli, Dany Gignoux, Exposition de Noël. 1993 Jacques Pugin, Martin Peer / André Vladimir Heiz, Yves Humbert, Olivia Heussler, La photographie mexicaine, Susanne Schmidt / Roland Keller, Reto Camenisch, Weihnachtsausstellung/Exposition de Noël. 1994 Bourse fédérale des arts appliqués, Marco Paoluzzo, 3 villes - 7 photographes, Hasan Saiduffin Chandan Bangladesh, Photographie chinoise, Nadja Athanasiou, L'Etrange Elsa Chabaud, Mexico, Exposition de Noël. 1995 René Zürcher, 4 photographes iraniens: Hamideh Zolfaghari, Kamran Jebreili, Sefollah Samadian, Nasrollah Kasraian, Dana Kyndrova / Fayçal Abdelazziz, Roswitha Marien, La collection de photographies de la ville de Bienne, Corps à corps: Tiziana de Silvestro / Connie Imboden, Gérard Lüthi, Andreas Rentsch, Eric Gentil, Hansjörg Sahli, «Biel bei Nacht», Alberto Giacometti vu par les photographes, Exposition de Noël. 1996 Frauenpreis für Fotografie, Prix féminin de photographie, Photographes du Cameroun, L'industrie biennoise au passé, Weegee New York 1935-1960, Exposition de Noël. 1997 3 livres, 3 photographes biennois Tiziana de Silvestro, Marco Paoluzzo, Rolf Neeser, Tim Page, Don Mc Cullin, Philip Jones Griffiths: «Mémoire du Vietnam», Xavier Lambours, Jacques Bélat, Marco Paoluzzo, Weihnachtsausstellung / Exposition de Noël. 1998 Travaux de construction et rénovation. 1999 Travaux de construction et rénovation. 2000 Au centre l'artiste - Autoportrait Heini Stucki, Olivier Christinat Margrit & Ernst Baumann Nicolas Faure, Thomas Flechtner, Paul Almasy, Manuel Rio Branco, Jacques Pugin, Lucia Degonda, Exposition de Noël. 2001 Gérard Lüthi, Francis Boillat, fasoli m&m, Yvonne Griss, Arthur Rothstein, John Vachon Borders, Mc Cullin, Bauer, Bieber, Cardona, Kern, Ladefoged Nistratov, Schade, Shaath, Wehrli, Simone Kappeler, Exposition de Noël. 2002 Ladislav Dresdrowicz «Tibet & Cabo Verde», Tiziana de Silvestro «Fremd bleiben», Jutta Bürger «Water» N'Dokh Wasser Eau, «Illuminados vida», Fotografen aus Moçambica, Photographie à la carte! 13 institutions suisses à Bienne: Berner Stiftung für Fotografie, Film & Video Bern, Centre de la photographie, Genève, Médiathèque Valais Martigny, Fondation suisse pour la photographie Zürich, Fotomuseum Winterthur, Winterthur, Galerie Focale, Nyon, Galleria Gottardo, Lugano, Kunstmuseum des Kanton Thurgau, Warth, Musée de l'Elysée, Lausanne, Galleria Consarc, Chiasso, Museo Cantonale del Arte, Lugano, Photoforum PasquArt, Bienne, Journées photographiques de Bienne Jane Evelyn Atwood «Trop de peines», prisons pour femmes.
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