L’engouement de
Victor Gross pour les recherches archéologiques n’est pas unique. En effet,
dans la seconde moitié du XIXe siècle se développe un intérêt
croissant pour les civilisations du passé et leurs vestiges. Les découvertes de
l’homme « antédiluvien » et de la civilisation lacustre suscitent de
nombreuses vocations, notamment au sein des sociétés savantes locales et
régionales, qui connaissent un essor sans précédent. Chacun se doit de posséder
une petite collection préhistorique, en récoltant des vestiges sur le terrain
ou en troquant des pièces avec d’autres amateurs. Lors des diverses réunions de
ces sociétés, on organise même des journées de « cueillette », où les participants sont
invités à prospecter un site reconnu. Ces collections sont, en vertu de la loi,
une propriété privée. Chaque collectionneur est donc libre de vendre ou de
donner ses possessions comme il l’entend. Alimentés par une demande croissante,
des réseaux d’échange vont se créer progressivement, d’abord à un niveau
national, puis également au-delà des frontières suisses.
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La Tène vue par Victor Gross![[Suivant]](/img/next.gif)