- Stéphanie Friedli que faites-vous actuellement?
- Je vis à Bruxelles; je partage mon temps entre la réalisation de mes projets photographiques et un travail de régie sur des tournages de fiction et de publicité.
- Vous avez obtenu un atelier pour artistes à Bruxelles. Quelle a été votre démarche pour l'obtenir et sur quelle base avez-vous été choisie?
- J'ai présenté un dossier expliquant quel projet je comptais réaliser à Bruxelles; ce dossier comportait un descriptif du travail ainsi qu'un portfolio d'images récentes.
L'idée était de profiter de l'énergie d'un nouveau lieu, de ses potentiels et de son fluide d'inspiration pour concrétiser une série d'images me tenant à coeur... Un des milieux que j'aime photographier est celui de la scène, du spectacle et de la danse contemporaine en particulier. Bruxelles est une capitale très vivante culturellement. Elle brasse énormément de gens, de tous horizons, artistes de tous bords prêts à s'investir, à collaborer, à «faire». Cette ville devient pour moi une étape nécessaire dans la poursuite de mes travaux dans ce domaine.
Je pense que la motivation absolue avec laquelle je convoitais cet atelier a séduit la commission décisionnelle.
- Quelles ont été vos motivations pour partir de Bienne vers Bruxelles?
- Un besoin de liberté, d'espace plus large; une envie de vivre au rythme d'une capitale, de changement d'air. Se retrouver dans un nouveau contexte, hors des repères habituels réinvente la formule du «tout est possible». En ce moment de mon parcours photographique, j'ai besoin de ce changement pour y plonger vraiment et y évoluer.
- Quelles ont été vos premières impressions en arrivant dans cette ville?
- Ouverture, nonchalance, fourmilière... On aborde Bruxelles facilement, on retrouve vite ses marques, on se repère aisément; elle évolue à un rythme de surface assez tranquille sous lequel on découvre l'énergie du multiculturalisme, mélange de gens qui saute aux yeux dès que l'on débarque à la gare du Midi.
- Combien de temps avez-vous passé dans cet atelier?
- Six mois.
- Avez-vous trouvé rapidement des contacts avec d'autres artistes, d'autres photographes?
- Oui, mais de ce côté là, je ne peux répondre très objectivement: par amis suisses interposés, j'ai rencontré un photographe bruxellois avec lequel j'ai passé beaucoup de temps. De fait, il m'a fait découvrir quelques lieux culturels, dont des milieux photographiques belges, les gens du milieu et les possibilités de collaborations existantes. Un lien en appelant un autre, le reste a suivi.
Les artistes qui travaillent à Bruxelles sont souvent là pour créer des contacts et des projets communs. En outre, j'ai suivi, dès mon arrivée à Bruxelles, des cours de photographie, où des contacts se nouent.
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Un après-midi avec Jean-Claude Wicky et les mineurs de l'Altiplano bolivien![[Suivant]](/img/next.gif)